PETITES DANSEUSES_A4

PETITES DANSEUSES

de Anne-Claire Dolivet
En salles le 25 Août – France – 1h30

SYNOPSIS

À quoi ressemble la vie de petites filles qui rêvent de devenir danseuses étoiles à l’Opéra de Paris ? Elles ont entre 6 et 10 ans. A la maison, à l’école ou dans la rue, elles vivent avec passion la danse au quotidien. Mais comment grandir dans un monde de travail intensif, d’exigence et de compétitions quand on est si petite ?

LA CRITIQUE DE PETITES DANSEUSES, RECOMMANDÉ PAR VOTRE MAGAZINE V.O.

Comment imagine-t-on le monde des grands quand on a moins de dix ans ? Les quatre fillettes que suit Petites danseuses en ont une idée plus précise que les autres. Cette certitude s’affirme dès les premières minutes du documentaire d’Anne-Claire Dolivet. Muriel, la professeur de danse, avertit ses jeunes élèves qu’apprendre l’art du ballet ne sera pas une chose facile. Le tempo des cours se fait autant au rythme d’un métro- nome que des « Allez, faut bosser ! », « Les concours, vous allez en baver ! » Hautes comme trois pommes, Jeanne, Olympe, Marie et Ida n’ont même pas encore chaussé leurs pointes que déjà, on leur laisse entrevoir un monde fait d’ambition et de résultats. Un langage de coach pour chômeurs longue durée tenu à des gamines ? Ce n’est pas ce qui surprend le plus dans Petites danseuses. D’autant plus quand Muriel s’avère être une enseignante préoccupée autant par le futur de ses apprenties ballerines que par leur bien-être, sait entretenir la passion qui les nourrit et à travers elle, leur rêve de devenir un jour danseuses professionnelles.

Le documentaire se niche dans cet incroyable entre-deux : entre préservation des illusions et lucidité sur ce qui les attend, illuminations enfantines et réalité des adultes. Que la réalisatrice ait choisi la danse classique, discipline parmi les plus exigeantes, martelée par un apprentissage des mouvements jusqu’à ce qu’ils sculptent les corps et musclent les esprits, n’est en rien innocent. Les chassés-croisés les plus étonnants de Petites danseuses sont ces allers-retours entre la vie au quotidien de quatre fillettes encore en âge d’avoir des rêves et les projections faites sur elles. Là encore, Dolivet installe un beau sens de la nuance, par exemple quand la mère de Jeanne s’est convaincue que la réussite de sa fille pas- sera par une douleur nécéssaire. Qu’elle doit « se faire mal » pour incoporer le métier. Muriel lui rappellera, avec tact mais fermeté, qu’à six ans, Jeanne a encore le temps d’arriver à cette phase. Oui, mais combien ? Le film interroge un sursis qui semble déjà bien entamé quand une des autres fillettes souhaite déjà tout haut une vie toute seule en appartement ou quand Olympe rappelle à sa sœur que ce sont leurs parents qui l’ont inscrite à la danse. Elle, ce qu’elle voulait faire, c’est du théâtre ! Les entraînements puis les concours confirment qu’un moule social est déjà en place. Il se fissure néanmoins dans les multiples interludes où les quatre copines sont en plein jeu, s’inventant des parcours plus enfantins que le parcours du combattant qui les attend. Comme pour mieux protéger ces instants, Anne-Claire Dolivet écarte la douleur annoncée. Les sanglots, la crainte de l’échec ne surgissent que furtivement, Petites danseuses s’attachant avant tout aux sourires, fussent-ils de façade, de ces enfants. La seule que l’on verra ne pas refouler ses larmes est Muriel, ancienne enfant devenue adulte, lors du résultat du concours. Mais pleure-t-elle en pensant aux exigences de la vie qui attend ses quatre élèves ou pour les avoir formées afin d’être capables d’y faire face ?

A.M.

PETITES DANSEUSES

de Anne-Claire Dolivet
avec
En salles le 25 Août - France -

Synopsis

Thème(s) du film :
Distributeur du film :
Attaché de presse :
Visa : 152.274
Interdiction : Tous Publics
Format image : 1:66
Format son : 5.1
Sélection(s) en Festival :
Séances : Voir les séances

Télécharger le matériel du film

Bande annonce

Photos