Chers_camarades

CHERS CAMARADES !

de Andrey Konchalovsky
En salles le 01 Septembre – Russie 

SYNOPSIS

Une ville de province dans le sud de l’URSS en 1962. Lioudmila est une fonctionnaire farouchement dévouée au Parti Communiste. Sa fille décide de participer à la grève d’une usine locale et les événements prennent une tournure tragique. Les autorités dissimulent la violence de la répression. Lioudmila se lance alors dans une quête éperdue à la recherche de sa fille disparue.

LA CRITIQUE DE CHERS CAMARADES !, RECOMMANDÉ PAR VOTRE MAGAZINE V.O.

« L’homme qui a eu le moins de chance dans sa vie, c’est Youri Gagarine. Il est parti d’URSS, a fait dix-sept fois le tour de la terre… et est retombé en URSS ! » Coluche

Voici une nouvelle preuve du talent protéiforme et de la flamme créatrice toujours vivace du cinéaste russe désormais octogénaire, Andreï Konchalovsky, dont le précédent film, Michel-Ange, avait fait la couverture du magazine V.O. d’octobre 2020. Le voici qui revient avec Chers camarades !, film historique totalement différent mais tout aussi remarquable.

La première séquence, dans un noir et blanc classieux et dans un cadre 4/3, rappelle le cinéma soviétique clas- sique. Nous sommes immédiatement dans l’ambiance et dans l’époque : juin 1962, en pleine ère Khroucht- chev, quelques années après la disparition de celui qui se faisait appeler le « petit père des peuples », que des millions de Soviétiques adulaient et qui fut en même temps à l’origine de la disparition brutale, de la déportation, de quelques millions d’autres. Dans cette première séquence donc, on découvre dans la lumière de l’été un couple d’amants qui s’éveillent. Avant de se séparer, l’homme et la femme se disputent sur la situation actuelle : le prix des denrées essentielles vient d’augmenter, la pénurie guette, le peuple est en colère. Elle, Lioudmila, est furieuse et nostalgique de Staline. Lui, Viktor, est fidèle aux décisions du Comité Central. On comprend qu’elle est l’une des responsables du comité municipal de Novotcherkassk, au sud de la Russie, à l’actuelle frontière de l’Ukraine. Puis, alors que la colère monte un peu partout dans la ville, la nouvelle tombe, comme une enclume sur la tête d’un personnage de dessin animé : l’usine ferroviaire, une des entreprises les plus importantes de la ville, s’est mise en grève et bloque tout le trafic. Pour les tenants régionaux du parti, la chose semble inconcevable : le pouvoir ne veut que le bien du peuple, c’est une évidence incontestable. Si le peuple se rebelle donc, c’est forcément parce qu’il est manipulé par « l’étranger »…

Andreï Konchalovsky s’est inspiré d’un événement bien réel mais peu connu : en 1962, le régime soviétique a réprimé dans le sang une grève des ouvriers dans une petite ville du sud de la Russie. Bilan de ce qui fut un massacre : 26 morts et 87 blessés. Un événement longtemps passé sous silence, aussi bien dans l’histoire officielle soviétique que dans les médias occidentaux, parce qu’il mettait à mal la nouvelle croyance qui voulait que toutes les horreurs de l’URSS aient disparu avec la mort de Staline. L’intelligence dramatique du cinéaste est d’aborder ces événements tragiques à travers les yeux de Lioudmila, stalinienne convaincue mais mère d’une jeune gréviste très engagée, qui va donc être confrontée au sein de sa propre famille – témoin ou victime de la répression – à la remise en question de ses idéaux et de ses fidélités politiques. Avec moult questions : jusqu’où peut-on aller par aveuglement idéologique dans le renoncement à sa propre humanité et à la solidarité avec son prochain ? Jusqu’à quel point la peur et le formatage des consciences peuvent-elles soumettre un peuple ? Toutes ces interrogations sont brillamment déclinées à travers la duplicité des uns, le courage de quelques autres, dans une vision profondément libre, voire liber- taire. Toute cette richesse thématique est mise en scène avec un brio qui a permis à Konchalovsky d’obtenir un prix bien mérité à la Mostra de Venise 2020.

U. T.

CHERS CAMARADES !

de Andrey Konchalovsky
avec
En salles le 01 Septembre - Russie -

Synopsis

Ichiko est infirmière à domicile. Elle travaille au sein d'une famille qui la considère depuis toujours comme un membre à part entière. Mais lorsque la cadette de la famille disparaît, Ichiko se trouve suspectée de complicité d'enlèvement. En retraçant la chaîne des événements, un trouble grandit : est-elle coupable ? Qui est-elle vraiment ?
Découvrez la critique d'Hanabi

Thème(s) du film :
Distributeur du film :
Attaché de presse :
Visa : 152.274
Interdiction : Tous Publics
Format image : 1:66
Format son : 5.1
Sélection(s) en Festival :
Séances : Voir les séances

Télécharger le matériel du film

Bande annonce

Photos